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LE CAS DE L'AMAZONIE BRÉSILIENNE 
Contrairement à une idée reçue, après des années de baisse, la déforestation en Amazonie est repartie à la hausse en 2013. En cause notamment, l’exploitation illégale du bois.

Dans un rapport d’investigation réalisé par Greenpeace Brésil, Greenpeace met en évidence comment un système de contrôle en apparence ambitieux et très sophistiqué s’est vu rapidement et massivement contourner par de nombreux exploitants ou autres maillons intermédiaires de la chaîne de production du bois brésilien (scieries, exportateurs, etc.). Le tout à cause d’un manque de moyens et de volonté des autorités compétentes.
Fiche repère : 5 façons de blanchir le bois illégal 
l’environnement, Secretaria Estadual de Meio Ambiente – SEMA). Du jour au lendemain, chaque État a donc dû prendre en charge les processus d’examen, d’autorisation, de surveillance et d’évaluation des Plans d’aménagement forestier (Planos de Manejo Florestal Sustentável – PMFS), ainsi que l’enregistrement des producteurs et des utilisateurs de bois et le contrôle de la chaîne de traçabilité.
Malheureusement, les capacités insuffisantes des États, la mauvaise gestion et la corruption qui règnent au sein des SEMA ont multiplié les possibilités de fraude. L’exploitation illégale est encouragée par l’absence de gouvernance des domaines publics, des terres indigènes et autres terres communautaires, par les capacités insuffisantes des autorités locales en matière d’inspection et d’application des lois, par la forte demande pour le bois, notamment pour les espèces précieuses, et par la déforestation illégale à des fins agricoles.
 
Les États du Pará et du Mato Grosso sont les deux principaux producteurs et exportateurs de bois de l’Amazonie. Malgré les efforts entrepris pour réglementer l’industrie forestière, 78 % des zones d’exploitation forestière du Pará et 54 % du Mato Grosso ont été exploitées de façon illégale au cours de la période 2011-2012.

Dans les deux États, la gestion de l’exploitation forestière repose sur deux systèmes : le système réglementaire, qui régit la gestion des domaines et le prélèvement du bois, et le système de traçabilité, qui vise à garantir l’origine du bois depuis la forêt jusqu’à l’utilisateur final ou l’exportateur. Les deux systèmes comportent des failles qui sont exploitées par ceux qui cherchent à tirer profit de l’exploitation forestière illégale. 

La nouvelle réglementation forestière mise en place en 2006 a transféré en grande partie la responsabilité réglementaire du gouvernement fédéral (ministère de l’Environnement) vers les gouvernements des États (en général le Secrétariat d’État à 
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Lire le rapport d'enquête de Greenpeace 
"La crise silencieuse de l'Amazonie" 
Lire l'article du Monde "Vaste trafic de blanchiment de bois illégal au Brésil" 
Malgré des dispositions réglementaires, l’Amazonie est rongée par l’exploitation forestière illégale. 
 
Entre 2007 et  2012, les activités d’exploitation forestière non autorisées se sont étendues sur 717 000 hectares rien que dans l’État du Pará, soit 79 % de la superficie totale d’exploitation (905 000 hectares).
 
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Panneau indiquant le domaine d’exploitation d’Agropecuária Vitória Régia, dans la municipalité d’Anapu, État du Pará, Brésil.